Et si on mangeait bio, local et de qualité ?

C’est le sens de la proposition de loi que nous avons déposée et défendue à l’Assemblée Nationale avec Brigitte Allain et mes collègues écologistes au mois de janvier 2016, demandant qu’au moins 40% des produits servis dans les cantines et autres restaurants collectifs soient désormais des produits locaux, de saison, bios et de qualité.

Avec près de 3 milliards de repas servis en France dans les restaurants collectifs annuellement, le restaurant scolaire, d’entreprise ou d’établissement public est en effet un lieu idéal de démocratisation de la nourriture de qualité.
Cette mesure visait à relocaliser la production alimentaire, ce qui est extrêmement favorable à l’emploi local : un hectare cultivé en bio crée pour mémoire deux fois plus d’emplois qu’un hectare cultivé de manière conventionnelle. L’agriculture durable et de proximité est également plus écologique car plus protectrice des sols, de nos réserves en eau et du climat car elle limite le recours aux produits phytosanitaires, préserve les ressources naturelles et respecte le vivant. Les produits issus de l’agriculture biologique présentent par ailleurs des qualités nutritives et sanitaires supérieures aux produits standards et nous évitent d’ingérer des produits phytosanitaires, des antibiotiques, des OGM et des hormones. Enfin, les circuits courts diminuent le recours aux procédés de conservation à la nocivité démontrée mais aussi les risques sur la traçabilité et la fraude que l’affaire de la viande de cheval nous a sinistrement rappelés.
Après de nombreuses péripéties dans la procédure parlementaire, l’initiative vient finalement d’être adoptée à l’Assemblée Nationale grâce à notre engagement. Les amendements écologistes pour l’ancrage territorial de l’alimentation et le bio ont effectivement été définitivement adoptés le 22 décembre 2016 avec le projet de loi Egalité et Citoyenneté auquel a été ajoutée une section « Egal accès à une alimentation saine et de qualité pour les citoyens sur les territoires » comprenant deux dispositions phares visant à favoriser l’ancrage territorial de l’alimentation, à savoir :
introduction de 40% d’aliments durables (de saison, en circuits-courts, sous signes de qualité…) dont 20% de produits issus de l’agriculture biologique ou en conversion dans la restauration collective d’ici à 2020
– la prise en compte de l’alimentation durable dans la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) des entreprises.
Ainsi, à partir de 2020, les usagers des restaurants collectifs, publics comme privés, pourront avoir davantage accès à une alimentation saine et de qualité sur le territoire.
Une belle avancée en faveur d’une alimentation plus durable !